La taxe de séjour est l’un des sujets qui génèrent le plus d’approximations chez les propriétaires de meublés. Elle n’est pas payée par vous mais par vos voyageurs ; elle est le plus souvent collectée par la plateforme, mais vous en restez responsable devant la collectivité. Comprendre cette chaîne évite les régularisations désagréables en fin d’année.

Ce que la taxe finance et qui la perçoit
Au Pays Basque, la taxe de séjour est instituée à l’échelle de la communauté d’agglomération. Elle finance les actions liées à l’accueil touristique : promotion de la destination, offices de tourisme, entretien des équipements fréquentés par les visiteurs. Elle est due par toute personne séjournant à titre onéreux sur le territoire, dans un hôtel comme dans un meublé.
Le propriétaire n’en supporte pas le coût : il l’ajoute au prix du séjour, l’encaisse et la reverse. Sa responsabilité porte sur la collecte, la tenue d’un registre et le reversement dans les délais.
Comment le montant se calcule
Pour un meublé de tourisme non classé, la taxe est proportionnelle : elle représente un pourcentage du coût de la nuitée par personne, dans la limite d’un plafond. Pour un meublé classé, le tarif est forfaitaire et dépend du nombre d’étoiles. À cela s’ajoute une taxe additionnelle départementale.
Concrètement, un logement non classé loué à un tarif élevé en haute saison génère une taxe plus lourde qu’un logement classé équivalent. C’est l’un des arguments qui rendent le classement en étoiles intéressant pour les biens haut de gamme, au-delà de l’abattement fiscal qu’il ouvre.
Les exonérations
- Les mineurs.
- Les personnes titulaires d’un contrat de travail saisonnier employées sur le territoire.
- Les personnes bénéficiant d’un hébergement d’urgence ou d’un relogement temporaire.
Plateformes : ce qu’elles font et ce qu’elles ne font pas
Les grandes plateformes de réservation collectent automatiquement la taxe de séjour et la reversent directement à la collectivité. C’est un vrai confort, mais deux angles morts subsistent.
Le premier : les réservations directes. Un voyageur qui vous contacte par téléphone, par courriel ou via votre propre site n’a pas de plateforme pour collecter à sa place. La taxe reste due, à vous de l’ajouter et de la reverser.
Le second : les écarts de paramétrage. Une capacité d’accueil mal renseignée, un classement non déclaré ou un logement rattaché à la mauvaise commune produisent un montant erroné. La collectivité se retourne alors vers le propriétaire, pas vers la plateforme.
Bonne pratique : conservez pour chaque séjour la date d’arrivée, la date de départ, le nombre de personnes, le nombre de nuitées et le montant de taxe perçu. Ce registre est la seule pièce qui vous protège en cas de contrôle.
Le calendrier de reversement
Le reversement s’effectue selon la périodicité fixée par la collectivité, généralement semestrielle pour les meublés. Une déclaration doit être déposée même en l’absence de nuitée sur la période : c’est l’oubli le plus courant chez les propriétaires qui ne louent qu’en été.
Le suivi de ces échéances fait partie de ce que nous prenons en charge dans notre offre de conciergerie, au même titre que le calendrier réglementaire du bien.
Trois situations qui posent problème
Le logement loué sur plusieurs plateformes
Chaque plateforme collecte pour ses propres réservations. Il faut agréger les états pour vérifier la cohérence globale et compléter avec les réservations directes.
Le changement de classement en cours d’année
Le passage d’un meublé non classé à un meublé classé modifie le mode de calcul. La date d’effet doit être déclarée sans attendre.
Le séjour de longue durée
Au-delà d’une certaine durée, l’occupation ne relève plus du séjour touristique. La qualification du contrat, et donc l’assujettissement, changent.
Une conformité tenue à jour, sans y penser
Registre des séjours, déclarations, échéances : nous suivons le volet administratif de votre location saisonnière au Pays Basque.
Qui collecte, qui reverse, et quand
La taxe de séjour est due par le voyageur, mais elle est collectée par l’hébergeur ou par la plateforme, puis reversée à la collectivité. Sur la côte basque, la Communauté d’agglomération Pays Basque perçoit la taxe pour l’ensemble des communes membres, avec un tarif par nuit et par personne qui dépend du classement de l’hébergement, auquel s’ajoute la taxe additionnelle départementale.
Pour un meublé non classé, le calcul se fait en pourcentage du prix de la nuit par personne, dans la limite d’un plafond. Pour un meublé classé, le tarif est forfaitaire par nuit et par personne, souvent plus favorable au propriétaire comme au voyageur, ce qui constitue un argument concret en faveur du classement.
Les mineurs sont exonérés, de même que certaines personnes titulaires d’un contrat de travail saisonnier sur la commune. Ces exonérations doivent être appliquées au moment de la collecte, pas régularisées après coup.
Le cas des plateformes : collecte automatique, mais pas décharge totale
Les grandes plateformes collectent et reversent la taxe pour les séjours réservés par leur canal. Attention toutefois : cette collecte ne couvre ni les réservations directes, ni les séjours passés par un canal qui n’a pas mis en place la collecte automatique. Pour ces séjours, la collecte et la déclaration restent à la charge du propriétaire.
C’est la principale source d’erreur constatée : un propriétaire qui loue à la fois par plateforme et en direct doit tenir un registre distinguant les deux flux, et ne déclarer que la part qui lui incombe. Déclarer deux fois la même nuitée est aussi problématique que ne pas la déclarer.
Le registre et les déclarations
Le registre du logeur consigne, pour chaque séjour, la date d’arrivée et de départ, le nombre de personnes, le nombre de nuits, le montant perçu et les exonérations appliquées. Il peut être demandé lors d’un contrôle. Les déclarations et les reversements suivent le calendrier fixé par la collectivité, généralement par périodes trimestrielles ou semestrielles, sur une plateforme dédiée.
Une bonne pratique consiste à provisionner la taxe dès l’encaissement du séjour plutôt qu’au moment du reversement, afin d’éviter une régularisation lourde en fin de période, en particulier après une saison estivale dense.
Ce que nous faisons pour nos propriétaires
ZULLI tient le registre, applique les exonérations, distingue les séjours collectés par les plateformes de ceux réservés en direct, prépare les déclarations et suit les échéances. Le propriétaire reçoit un récapitulatif clair par période, sans avoir à reconstituer les données depuis plusieurs canaux.
Ce suivi fait partie de la gestion locative saisonnière et son périmètre est précisé dans nos formules. Voir aussi le numéro d’enregistrement, obligatoire en amont, et le choix des plateformes, qui détermine directement qui collecte quoi. Pour un accompagnement local, voir conciergerie Biarritz ou contact.
Questions fréquentes
Qui paie réellement la taxe de séjour ?
Le voyageur. Le propriétaire ne fait que la collecter puis la reverser à la collectivité. Elle s’ajoute au prix du séjour et ne réduit pas votre revenu locatif.
Dois-je collecter la taxe si je passe uniquement par une plateforme ?
Les grandes plateformes collectent et reversent automatiquement pour les réservations passées chez elles. Vous restez toutefois responsable de l’exactitude des informations du logement et de la collecte sur vos réservations directes.
Faut-il déclarer même quand le logement n’a pas été loué ?
Oui. Une déclaration à zéro doit être déposée pour la période concernée. L’absence de déclaration, même sans nuitée, constitue un manquement.
Le classement en étoiles change-t-il le montant de la taxe ?
Oui. Un meublé classé relève d’un tarif forfaitaire par personne et par nuit, souvent plus favorable qu’un pourcentage du prix pour les biens loués à un tarif élevé.


